Au loin la pyramide !

Étape 12: Casa Colorida- Ecolaldea espiral (communauté végétarienne)

Après le rétablissement de notre vaillant Fernandel, nous sommes parti de Colorida en direction du Portugal… P-A., ami de longue date d’Arthur, nous a rejoint à la Colorida après avoir fait le camino de Santiago en partant de Toulouse. On est donc parti a 6 cette fois vers de nouveaux horizons, une autre langue, une autre culture. On a mis trois jours pour arriver à la frontière et se remettre en jambe après quand même un mois de pause. Il fallait aussi y aller molo pour ne pas abîmé le muscle récemment rétabli de notre petit âne. P-A. s’est rendu compte de notre folie en nous accompagnant et s’est rendu compte que marcher seul c’est pas pareil qu’a cinq dont 3 quadrupèdes… on va certes moins vite mais la vigilance est constante et le stress aussi (surtout au bord des routes), on ne peut pas dormir où on veut parce que les animaux passent avant et il est nécessaire de trouver un bon endroit avec de l’herbe et de l’eau, on marche plus longtemps (entre 8 et 12 heures par jour), lorsqu’on s’arrête enfin il faut décharger les animaux, les installer, leur apporter de l’eau, parfois aller la chercher relativement loin et ce n’est qu’ensuite qu’on installe tente matelas et qu’on se prépare à manger, autrement dit des pauses y en a pas vraiment… Le voir de l’extérieur était inintéressant car rare sont ceux qui ont vraiment marcher avec nous. Il a aussi éprouvé le chariot que traîne Arthur derrière lui comme une extension de son propre corps. Il n’arrêtait pas de lui dire qu’il ne comprenait pas comment il avait réussi a tirer ce chariot dans le GR10.
Le chemin Portugais à l’envers ne nous a cette fois-ci pas posé de problèmes. Dans la première partie il y avait toujours les indications vers Fatima puis dans la seconde les flèches était très nombreux et comme nous avions un nouveau membre dans notre team il était plus facile que l’un de nous aille vérifier en cas de doute.
Lorsque nous avons traversé le pont frontalier c’est plein de gratitude que nous avons dit au revoir à l’Espagne et dit bonjour au Portugal. Ce pays que nous attendions avec un peu d’impatience.
Comprendre la langue a été moins difficile que ce que l’on pensait ayant dorénavant un bon niveau en Espagnol. par contre pour le parlé c’était une autre pair de manche. Nous sommes toutefois arrivé a communiquer sans trop de difficultés. Les début au Portugal ont été chaud, même caniculaire et nous divisions la journée en deux parties: nous marchions le matin très tôt puis reprenions la route en fin d’après midi. Les fêtes de villages nous ont accompagné pour ne pas dire nous ont suivi sur notre chemin avec les chants traditionnels qui vont avec (et pour lesquels nous avons eu besoin de notre petit temps d’adaptation!).

Et après plus d’une semaine de marche avec nous P-A. nous a quitté pour rentrer en Auvergne en nous laissant derrière lui des indications sur le chemin a prendre.
le lendemain de sont départ nous avons dit au revoir au Camino de Santiago pour d’autre petits chemins, notre camino a nous. Nous avons fait un itinéraire grâce a des cartes militaires et nous avons aussi utilisé le GPS du téléphone. Ces méthodes se sont révélé être très efficaces et les petits chemins ainsi trouvés nous ont évité le stress des nationales. Nous sommes ainsi arrivé au bord d’un lac où nous avons fait un pause de 3 jours bien méritée dégustant ainsi les derniers moments sauvages de notre folle aventure. Bivouaquer au Portugal est bien plus simple, les gens nous conseille, nous guide et la police nous demande si tout va bien à la place de nos papiers. Ce pays nous a accueilli les bras grands ouverts et on a beaucoup apprécié tous les échanges qu’on a eu là-bas. ces trois jours au lac étaient trois jours au paradis. Les animaux étaient libres et nous allions le soir nous balader tous ensemble. Frenandel courait dans tous les sens en entrainant Gladisse pour qu’elle viennent jouer avec lui. Bayat était dans l’eau en permanence en train de sortir chaque pierre de l’eau ainsi que de rattraper les bâtons qu’on lui lançait. Bref, des instants très bons, très doux, la famille au complet jouissant d’être ensemble.
Nous sommes arrivés quelques jours plus tard a l’Ecoaldea vegetariana Espiral.

L’Ecoaldea

Située dans les montagnes près de Cabeceiras de Basto cette « Ecoaldea » ce trouve au bord d’une rivière très fraîche mais que l’on a bien apprécié avec la chaleur estivale. Dans cet éco-village on mange végétarien, on ne boit ni ne fume, on essaye de ne pas consommer de produits raffinés, on éteint le téléphone au portail, bref on entretien son corps et son esprit au mieux. C’est le lieu qui, selon nous, se rapproche le plus (par son mode d’organisation) du modèle que l’on souhaiterait suivre plus tard si la vie nous le permet. Ici on travaille le matin afin d’avoir les après-midi libres pour des activités proposés par les uns et les autres. On a par exemple eu droit a des cours de flamenco et de danses sévillanes avec Rosa, d’initiation aux méthode de « biodescodificacion » avec Shenia (une méthode de soin qui met en avant les liens filiaux et la numérologie), un atelier « massage Thaï » avec Maria, un cours d’initiation a l’accordéon avec David ou encore la visite des bords de la rivière avec Azar. L’après-midi est aussi le temps de l’artisanat car le projet est que chaque foyer ait la possibilité de disposer d’une économie individuelle qui s’ajoute à l’économie collective de l’éco-aldea. Ainsi deux systèmes économiques sont en place et chacun peu vaquer a ses activités. Tout cela bien sûr en attendant d’être totalement autonomes… Si cela est possible. Je parle du « projet » car pour l’instant il en est a ses débuts et une seule famille vit constamment sur les lieux. Certaines personnes commencent peu a peu a s’intégrer au lieu mais le lieu est donc encore au stade d’expérimentation.

Ils ont sur place une superbe école pour les enfants jusqu’au niveau du collège à peu près. ils y enseignent les disciplines classiques avec une méthode alternative dont j’ai oublié le nom (cf. le documentaire qui sortira d’ici 1 an). Ils ont énormément de matériels et je pense que toute les personnes avec nos valeurs qui ont des enfants ou qui comptent en avoir rêvent toutes de ça pour eux… C’est vraiment à voir!

On a rencontré sur place beaucoup de personnes supers avec qui nous avons passé de très bons moments. Entre autres un groupe de scouts intrépides, un couple de yogi adeptes de rainbow et à la recherche d’un terrain pour monter une école de yoga/communauté dans le coin, un couple (une Française et un Espagnol) vivant en Angleterre mais tenté par laisser à leur tour tout tomber et élever leur petit Théo dans la nature, un autre couple de globe-trotters (une Israélienne et un Polonais), une jeune danseuse de flamenco/joueuse de ukulélé pétillante et blagueuse, et le couple fondateur et leur deux fils remplis d’une très grande énergie et extrêmement courageux d’avoir quitté le confort de leur vie pour se lancer dans ce fou projet.

Arthur a mené de front un chantier et à fait la dalle de béton pour la pièce à manger. Moi j’ai participer au chantier « construction » d’un abris pour le bois et au débroussaillage de pas mal de parcelles (la débroussailleuse n’a plus de secret pour moi!). On a bien échanger avec les uns et les autres et bien que certains points ne nous correspondent pas à 100% au point d’intégrer les lieux on est très heureux que la vie nous ait permis de faire ces belles rencontres et de passer quelques jours dans ce coins de paradis!

Avant le départ, nous avons fait une « Despedida » qui consiste en un moment collectif où tout le monde se réuni pour échanger sur son expérience avec le départ de quelqu’un. C’est un moment de partage intense et qui peut aussi être un moment drôle et festif.

Nous quittions alors ce versant de la montagne avec cette vue magnifique sur une pyramide naturelle devenue lieu de culte pour aller de l’autre côté. Non loin d’ici où nous attendaient un autre groupe formé autour des plantes médicinales…

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