Arthur discute avec un ancien, vrai Basque

Etape 4: Malaussanne-Anhaux (plantes médicinales)

Nous sommes partis de Malaussane le 15 juillet, un grand merci à tout le monde qui nous a accueillis là-bas et nous ont appris beaucoup de choses. Les animaux bien reposés étaient contents de reprendre la route, j’ai même eu du mal à tenir Fernandel qui partait tout seul sans attendre après nous! Le soir du départ, nous avons dormi à Morlanne, village qui nous a beaucoup plu et où nous étions allés la veille pour le marché. Là-bas, c’est Jean-Régis qui nous a accueillis dans sa grange, nous avons dormi TRES confortablement dans le foin et n’avons donc pas eu besoin de déplier notre tente! Le lendemain nous avons beaucoup marché, nous nous sommes un peu trompés de chemin n’étant plus tout à fait sur le chemin de Saint-Jacques. Nous sommes arrivés très tard à Arthez de Béarn où nous avons mangé. Les animaux et nous-même étions épuisés, il faisait très chaud, il y avait de nombreuses montées et la route dangereuse sur laquelle les voitures roulaient à toute vitesse sans toujours ralentir… Bref nous n’en pouvions plus et comptions trouver un endroit où on pourrait s’arrêter une journée entière, donc 2 nuits pour se reposer car tout le monde annonçait la plus chaude journée le lendemain. Nous avons désespérément cherché un endroit où nous poser et presque tous les habitants nous avaient un peu découragé à coup de « ici vous trouverez pas, en plus vous savez, les gens ne sont pas ouverts il faudra vous installer sans demander sinon ils refuseront! », nous avons fini par opter pour un bout de pré, sans doute à quelqu’un mais bon tant pis, il faisait quasiment nuit et nous n’en pouvions vraiment plus, même les animaux n’avançaient plus. C’est à ce moment là qu’un monsieur sorti de chez lui (et tombé du ciel!) nous a vus et est venu nous dire que quelques mètres plus loin se trouvait une petite cabane mise à disposition des marcheurs où il y a en plus de quoi manger pour nos herbivores! Nous sommes donc arrivés dans la cabane magique dans la nuit et avons bien remercié nos anges gardiens! Nous sommes donc restés là-bas le lendemain toujours sans avoir besoin de déplier la tente, les animaux ont pu se régaler et nous avons rencontré d’autres pèlerins qui s’étaient arrêtés pour manger un bout. Nous en avons profité pour faire quelques courses et bien nous reposer pendant cette journée caniculaire!! Nous sommes ensuite repartis sur la route sur laquelle nous avons même croisé de la famille! Quelle coïncidence! Ils passaient là juste à ce moment, c’était super de les voir surtout qu’ils suivent de loin nos aventures! Ce jour là, nous avons battu notre record de marche en parcourant 17 km! Et 17km avec pas mal de montée!! Nous avons trouvé encore une fois à la fin fin de notre journée un coin de paradis où dormir, à côté d’un ruisseau où nous avons pu nous laver: royal! Nous avons encore une fois rencontré des gens extras qui nous ont aidés, dépannés… Nous sommes ensuite arrivés à Navarrenx où nous avons encore fait flasher les appareils photos des touristes qui passaient par là! Nous sommes ensuite arrivés sur Charre où notre ami Dominique nous a royalement reçu en nous prêtant sa maison car il partait à un festival de danses traditionnelles dans le centre de la France en stop…

 

Nous écrirons la suite prochainement, nous sommes actuellement logés à Anhaux, un autre paradis chez Aïtor, producteur de médicinales et partisan du « agir local pour un désordre global ». Nous sommes à Saint-Jean-Pied-de-Port dans un cybercafé et nous sommes pris par le temps… Donc à suivre!

 

Nous sommes le 9 août et nous avons beaucoup de temps à rattraper pour tout raconter! Nous étions donc chez Dominique dans le village de Charre, dans sa maison qui se trouve juste en bordure du chemin de Saint-Jacques. Nous avons pu nous y reposer pendant plusieurs jours et ça nous a fait beaucoup de bien, aux animaux aussi! Surtout que nous y sommes arrivés sous la pluie et nos affaires étaient trempées! Dominique n’a malheureusement pas pu se rendre là où il le souhaitait, mais comme il y a toujours du bon dans le mauvais, nous avons pu profiter de lui et nous avons passé de très bons moments en sa compagnie. Il nous a notamment amenés chez des amis à lui pas loin de là où il vit qui forment une communauté assez singulière. Nous avions déjà entendu parler d’eux, il s’agit de la communauté des 12 tribus d’Israël. Il existe ce type de communauté un peu partout dans le monde, en Australie, Argentine, Etats-Unis, etc… Ils s’échangent des productions entre eux, celles qu’ils ne peuvent pas produire chez eux. Ils tentent d’être au maximum autonomes et fabriquent leurs vêtements, leur mobilier pour la plupart. Ils s’habillent en matériaux naturels. Ils me font un peu penser aux Amishs qui vivent aux Etats-Unis mais ne pratiquent pas la même religion. Eux sont plus rattachés aux religions Israélites ainsi qu’aux pratiques qui en découlent. Nous avons mangé à leur table et nous nous sommes régalés du fromage produit sur place ainsi que des autres produits cultivés sur leurs terres. Nous n’avons passé qu’une soirée en leur compagnie donc nous n’en savons pas plus sur eux. Nous allons résider quelques jours dans leur communauté située à Irùn où nous devrions passer dans peu de temps.

Chez Domi, nous avons aussi rencontré son amie Véronique qui pratique l’équithérapie avec ses magnifiques chevaux. Elle pratique aussi d’autres techniques de soin comme la psychophanie et le TIPI qu’on pourra décrire plus en détail par la suite. Nous avons aussi rencontré Régina, amie proche de Véronique qui pratique quant à elle le soin Kantique qui consiste à ré-informer l’ADN. Elle nous a donné des contacts et nous avons passé un très bon moment en leur compagnie.

Après avoir quitté Charre, nous sommes rentrés dans les montagnes. Ça nous a fait beaucoup de bien et nous a donné beaucoup de chaleur au cœur de voir les paysages changer du plat et du maïs landais pour le relief des Pyrénées qu’on voyait au loin quelque temps auparavant. Nous étions enfin en plein dedans, ça monte certes mais c’est bon! Nous avancions progressivement dans le pays Basque aussi, pays que nous connaissions un peu mais dont la culture nous était pour le coup totalement inconnue. On ne s’attendait pas notamment à voir tout le monde parler basque même les tous petits. On savait que c’était une culture forte mais pas à ce point, ça fait chaud au cœur de voir une résistance à l’acculturation dans notre région!

Arrivés à Saint-Jean Pied de Port à la croisée des chemins de Saint-Jacques et juste avant la frontière espagnole nous avons encore fait des curieux. Les appareils photos nous ont flashés et lorsque nous sommes entrés dans une rue touristique bordée de restaurants et de cafés aux couleurs basques un mouvement de foule touristique faite de « ooh! » et de « haa! » s’est même mise à nous applaudir. On ne savait plus où se mettre c’était très étrange comme sensation. Mais les gens étaient contents alors nous aussi. C’est la plus grande ville que nous avons traversée pour l’instant et c’est vrai que c’est pas super pour les animaux. C’est à partir de là que nous avons quitté le chemin de Saint-Jacques pour rattraper le GR 10 et passer la frontière à Hendaye plutôt que par le col de Ronceveau.

Nous sommes arrivés le soir chez Aïtor vers le 28 ou le 29 juillet. Il était resté à son jardin et nous attendait. Plus nous nous approchions, plus nous nous en prenions plein les yeux. Il nous a fait visiter son petit coin de paradis, son terrain plein de belles médicinales, surtout celles qui poussent localement (mais des variétés particulières sinon celles qui poussent en sauvage il préfère aller les récolter, sauvages). Des Achillées, des Guimauves, des Mauves, des Menthes, des Soucis, des Monardes,etc… Toutes aussi belles les unes que les autres. Nous étions ravis d’être là et de pouvoir profiter du lieu quelques jours. Nous l’avons aidé à monter son abris où il allait bientôt pouvoir installer tous ses outils qui ne se plaisent pas à l’extérieur. Nous avons discuté des heures entières en travaillant ou en buvant des tisanes à côté de sa caravane. Nous avons planté la tente à côté du petit ruisseau qui borde son terrain de 7000 m2 avec vue sur le Munhoa. Il nous a expliqué sa vision de la vie. Si on a confiance en elle, elle nous apporte ce qu’il faut quand il faut, il faut juste percevoir les cadeaux et savoir les accepter. Il cultive ses plantes avec une grande compréhension du mon- de végétal, en observant. C’est un autodidacte alors il ne cherche pas trop à savoir les règles générales du « cette plante-là il lui faut plutôt tel ou tel sol, il faut qu’elle soit à côté de celle-ci ou bien de celle-là ». Non, pour lui il faut essayer, chaque plante étant différente, chaque milieu aussi. Il faut essayer et observer. C’est ça le secret. Il communique avec ses plantes. Mais ce n’est pas de la communication verbale, il passe tout par « l’intention ». C’est ça qui compte pour lui. Mais le principal c’est qu’il n’y a pas de règle, chacun fait avec ses propres outils, ses propres techniques. Et c’est réussi! Ses plantes sont vraiment magnifiques.

Son séchoir est un vrai temple où une musique douce passe en continu, où règne une atmosphère propre, saine exempte de toute énergie négative. On entre et on s’y sent bien. La musique a été faite pour lui, c’est une musique qui soigne, réalisée à partir d’une technique de soin par le son liée à la numérologie. Il nous dit qu’il ne met que ça dans le séchoir, et rien d’autre. Alors que c’est un amateur de métal et de hard rock, dans le séchoir, pas de colère ni de brutalité quelle qu’elle soit. Et ça se sent dès que l’on y entre. Toutes ses tisanes sont préparées avec le plus grand soin et c’est vraiment une réussite, j’en ai rarement vu d’aussi belles, elles ont conservé leurs couleurs originales et le soin qu’il a pris à cultiver, récolter, préparer se voit vraiment dans la beauté du produit fini.

Nous avons aussi rencontré un ami d’Aïtor, Ximun et  tous les trois, avec la femme de Ximun, Amaïa nous ont parlé de la culture basque ce qui nous a enrichi encore de connaissances à son sujet. Nous avons une nouvelle fois passé des moments extraordinaires avec des personnes extraordinaires. Nous avons aussi accompagné Aïtor au marché de Baïgorri où là encore se fut très riche en rencontres ainsi qu’en émotion pour nous deux. C’est le lendemain du marché que nous avons quitté Aïtor et son petit paradis… Milesker et à très bientôt on l’espère! Adio!

2 thoughts on “Etape 4: Malaussanne-Anhaux (plantes médicinales)”

  1. votre démarche m’émeut et me donne confiance en l’avenir de l’humanité.
    bravo … merci pour les photos les commentaires.
    je vous suis, vous accompagne et vous envoie mes meilleures énergies.
    Bon chemin!

    1. Bonjour Anne-Marie, nous supposons que vous devez être la maman d’Aïtor. Nous sommes très contents que notre projet vous plaise. Nous avons beaucoup entendu parler de vous et de votre travail qui nous interresse beaucoup. Nous serions ravi de faire votre connaissance à notre retour… peut-être un jour chez Aïtor quand nous viendrons lui rendre visite? Merci pour vos messages de soutiens qui nous font très plaisir. A bientôt!

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