Une foi arrivé en haut , le soleil sort enfin et nous offre une vu superbe sur l'ocean !

Etape 5: Anhaux-Irùn (communauté)

Nous avons donc quitté les sentiers de Saint-Jacques qui étaient quand même très confortables, il faut bien l’avouer! Nous avons voulu prendre le GR 10 mais on nous a conseillé à plusieurs reprises de prendre les petites routes goudronnées car d’une part avec le chariot ça ne passerait pas et d’autre part les routes du GR sont impraticables depuis les grosses inondations qu’il y a eu en juin. Nous avons en effet passé des endroits très sinistrés, avec des morceaux de routes disparues sur le bas-côté, des ponts effondrés, des maisons abîmées, des remorques en bas de vallées… enfin bref, gros sinistres dans le coin et nous n’étions même pas au courant de ça, étant depuis quelques mois déconnectés de tout ou presque car nous avons le téléphone; les appels (aux parents surtout), restent quand même fréquents! Nous nous sommes donc enfoncés dans la montagne en direction de l’ouest avec nos trois compagnons bien reposés des quelques jours passés à Anhaux chez Aïtor à débroussailler le bord de son chemin pour les herbivores et à bailler pour Bayat! Fernandel ne boite plus mais Arthur ne veut pas le recharger dans la montagne car on commence à bien avancer et on sait que déjà sans charge les montées sont dures pour lui alors avec… C’est donc Arthur qui prend sur lui le poids et qui souffre en silence (il va bientôt être super baraqué!). On a traversé des petits bleds charmants comme Bidarray, Itxassou et ça fait presque une semaine que nous sommes bloqués dans un camping à la ferme entre Itxassou et Espelette à cause de multiples péripéties (la loi des séries). Le camping étant par ailleurs très sympa et les gens qui le tiennent nous ont accueillis (et nous accueille encore) superbement bien. Nous sommes le 14 août. Nous y sommes arrivés le 6. La journée de notre arrivée nous avons pris un mauvais chemin et nous pensions rejoindre le GR 8 pour rattraper le GR 10 qui est accessible à partir de là et plus tellement sinistré. Nous sommes montés, montés montés pour arriver presque jusqu’à l’Artzamendi, montagne redoutée par les marcheurs et les cyclistes les plus téméraires! Arthur m’a alors avoué avoir fait le plus gros effort de toute sa vie. Tirer 60 kilos de poids en plus des 15 kilos de son sac sur un dénivelé de presque 700 m, effectivement c’est dur! Surtout après avoir pris plusieurs jours d’orage sur la tête! Après avoir retrouvé le chemin, le chariot nous a lâché, une des barres de fer qui sert de manche s’est d’abord tordue puis s’est cassée. Heureusement nous étions à côté d’un bled (Espelette en l’occurrence), d’une route et juste en bas il y avait un petit camping à la ferme avec vente de produits fermiers (notamment du bon fromage de brebis dont on se régale depuis qu’on est entrés dans le pays Basque). Je suis allée expliquer notre petit problème au gérant en demandant s’il acceptait les animaux. Il nous a répondu oui pas de problème. Très contents d’avoir trouvé ce lieu qui disposait de toilettes et de douches, nous nous sommes détendus en prévision de la journée du lendemain où il nous faudrait trouver le matériel pour une nouvelle fois réparer ce sacré chariot! Nous ne savions pas encore toutes les émotions que nous allions traverser… Le soir venu, nous avions sympathisé avec d’autres campeurs et avons dîné avec eux (ils nous ont gentiment invités à leur caravane). Super soirée, enfin au début. Quand nous sommes allés nous coucher je suis allée donner ses croquettes à Bayat et je n’ai pas suffisamment bien vérifié la longueur de la corde de Gladisse qui pouvait malheureusement atteindre les croquettes de Bayat ce que nous évitions systématiquement pour qu’il n’arrive pas un malheur… qui est arrivé ce soir là. Il a commencé à grogner et je n’ai pas eu le temps de dire « ouf » qu’il l’avait déjà attrapée à la gueule. J’ai pas tout de suite vu qu’il l’avait attrapée j’ai juste entendu hurler Gladisse. J’ai mis une raclée au chien et ai éclairé Gladisse et là l’horreur: elle avait la gueule en sang et avait toute la moité du museau qui pendait. On voyait l’intérieur de sa bouche: une vision d’horreur de notre petite chérie. On a réussi à avoir un vétérinaire la nuit qui a été très sympa et a bien voulu nous emmener à une clinique où ils l’ont très bien recousue. Elle n’a pas peur de Bayat mais nous redoublons d’attention. Tout va mieux. Nous devions partir hier matin (car entre temps je me suis fait avalé ma carte à un distributeur et la banque n’ouvrait qu’à partir de mardi) mais mardi soir j’ai eu une grosse poussée de fièvre et je suis tombée malade. Hier matin, je me sentais très faible et Fernandel avait disparu… Nous l’avons finalement retrouvé dans le village voisin quelques heures plus tard. Soulagés nous partirons demain matin si je me sens d’aplomb (ça va déjà beaucoup mieux). Nous devrions passer la frontière dans peu de temps (enfin!) si toutefois les événements nous le permettent!!!

Nous sommes maintenant le 2 septembre et on fête aujourd’hui nos 3 mois de route!!

Que de choses à rajouter à cette étape!! Nous sommes donc partis le 15 août pour reprendre le GR 10 et atteindre Hendaye. Nous avons beaucoup grimpé ce jour là en direction des crêtes. Des ânes et ânesses nous ont dépassés et Fernandel est presque monté en courant avec moi qui essayais de le stopper! Je suis quand même monté moi aussi presque en courant, c’est la première fois que je montais une montagne au pas de course et avec un gros sac à dos à porter en plus!! Pour Arthur c’était un peu moins rapide mais tout aussi éprouvant!! La reprise a été très rude surtout qu’il a plu toute la journée, mais nous y sommes arrivés et avons été récompensés par la magnifique vue que nous avions d’en haut. De tout là-haut nous pouvions voir l’océan au loin, c’était un moment magique et nous nous disions que nous n’étions pas si loin que ça!! Le soir il a plu encore mais on pouvait voir les villes côtières illuminées et nous avons même vu plusieurs petits feux d’artifice illuminer au loin le ciel!!

Nous sommes ensuite redescendus et avons continué notre marche. Louise, la petite sœur d’Arthur accompagnée de son ami Esteban (qui est aussi le nôtre!), nous a rejoints sur un bout de route avant l’arrivée à Hendaye où nous devions passer la frontière. C’était génial de les avoir un peu avec nous et de les entendre nous raconter leurs propres aventures. Ils rentraient du Portugal, du Boom festival où Arthur a été plus d’une fois et des Asturies avant de venir nous rejoindre dans le Pays Basque français. Il nous ont quitté après 2 jours de marche à nos côtés. Nous sommes ensuite arrivés à Hendaye le 19 août, jour de la naissance du petit Tiago premier fils d’un très bon ami d’Arthur à qui l’on souhaite la bienvenue dans ce monde!! Nous étions très heureux de la bonne nouvelle et d’être enfin au bord de l’océan! Nous avons trouvé un super endroit pour poser les animaux et nous sommes allés faire notre tour sur le bord de plage que je connais bien y ayant passé nombreuses de mes vacances étant enfant. Nous avons profité comme il faut de cette merveilleuse journée et sommes partis le lendemain en direction de la frontière en passant d’abord par la case vétérinaire pour avoir tous les papiers en règle!

On s’est ensuite dirigés direction la frontière!! On était très contents d’être arrivés là avec toute la famille!! On est entrés dans Irùn et avons un peu galéré pour repérer le balisage du chemin de Compostelle. On entendait à présent des « oh mira la cabra! Y el Burro! y el perro!! »  c’était super! On a finalement retrouvé notre chemin en demandant à des anciens qui passaient par là. Irùn est d’après nous la plus grande ville que nous ayons traversée, c’était fatigant pour les animaux et pour nous mais nous savions qu’au bout du chemin nous attendait la communauté des 12 tribus qui nous attendait… On a passé la ville, parlé à`des gens puis j’ai fini par téléphoner à la communauté pour savoir par où nous devions aller. J’ai eu beaucoup de mal à m’exprimer en espagnol et finalement mon interlocuteur est venu nous chercher. Quand il nous a vus, il a rigolé et nous a indiqué le chemin. Nous devions prendre une grande nationale qui rejoignait Irùn et San Sebastian. C’était épuisant, il était tard et être au bord d’une rocade avec nos animaux n’était pas très rassurant…

La communauté des 12 tribus (Doce tribus)

Nous sommes finalement arrivés à la communauté où tout le monde s’est empressé de venir nous accueillir et nous a entourés curieux de notre équipée. Nous avons mis les animaux dans un parc clôturé avec des moutons et Bayat sous un tas de bois, protégé ainsi de la pluie. On nous a montré nos chambres (pour Arthur vers les chambres des hommes célibataires et pour moi celles des femmes) et les douches. Nous pouvions ainsi nous laver avant de manger. Nachev, une des membres de la communauté qui est un peu la responsable des lessives nous a demandé si nous avions quelques affaires à laver. En fait TOUTES nos affaires étaient à laver… Ayalet, ma camarade de chambre m’a donc gentiment prêté des habits propres, quel bonheur!! Et on nous a ensuite invité à venir manger quelque chose dans le bâtiment prévu à cet effet où se déroulent les réunions, les repas, les célébrations, autrement dit une grande partie de la vie communautaire. C’est une grande pièce magnifique avec un beau parquet au sol, des meubles en bois et de grandes tables où peuvent manger une centaine de personnes (ils sont environ 80 à habiter sur les lieux). On a pu alors déguster un repas savoureux avec beaucoup de légumes ( tous cultivés sur place) et j’ai même eu droit à un gros morceau de poisson (nous sommes bien à coté de l’océan!!). Nous avons ensuite été invités à boire une verveine avec eux et nous sommes allés nous coucher. Arthur dormait avec 1 membre de la communauté: Fineas et deux invités/woffers: Chabane, un Algérien vivant en Allemagne et Alek, un Polonais. Moi je dormais avec Ayalet, une jeune membre de la communauté et deux wwoofeuses Taïwanaises.

Nous avons vécu dans la communauté pendant un peu plus d’une semaine et nous avons rencontré là-bas des gens formidables! Nous nous sommes bien adaptés à leur mode de vie: levés vers 5h30, réunion à 6h avec des chants et parfois des danses, puis des réflexions autour de la bible , le mode de vie des premiers disciples, sur la vie ensemble, le fait par exemple que si nous n’accomplissons pas notre travail quotidien avec la grâce, l’humilité et pour notre prochain, c’est un travail vain. Nous avons réfléchi sur beaucoup de choses. Au début je me sentais un peu étrangère à ça n’ayant pas eu d’éducation religieuse mais j’ai vite tendu l’oreille à la profondeur de ces paroles et nous avons fini par prendre notre cahier de note pour bien nous imprégner des enseignements qui étaient transmis durant ces messes quotidiennes. Après les prières où chacun qui le souhaitait pouvait remercier, nous nous rejoignions autour du petit déjeuner qui était toujours un grand festin composé des produits en grande partie fabriqués sur place, notamment le yaourt fait avec le lait de vache ou de chèvre traites matin et soir à la main dans la grange. Ensuite, chacun partait à sa tâche. D’abord la traite des vaches Lorena et Camilla (à laquelle Arthur a de nombreuses fois participé) et celle des chèvres (à laquelle j’ai participé une fois). Ce sont de très jolies chèvres africaines aux oreilles tombantes que notre ancien voisin Christophe rêvait d’avoir un jour! Pour certains c’était direction le jardin ou la serre. Ils avaient en effet de nombreuses cultures comme par exemple des tomates, poivrons, oignons, haricot, mais aussi du maïs, quelques médicinales (verveine citron, romarin, calendula, consoude, serpolet…), et de très nombreuses autres productions qu’ils consommaient directement (étant comme je l’ai dit très nombreux sur les lieux), qu’ils vendaient dans leurs magasins (un à Irùn et un à San Sebastian) ou qu’ils distribuaient dans différents endroits. Les travaux horticoles étaient ceux auxquels les wwooffers (surtout les hommes) participaient le plus. Arthur pendant ce travail aux champs a pu faire connaissance avec de nombreuses personnes et a eu des discutions passionnantes et très spirituelles avec les membres de la communauté. Nakil en particulier avec qui une profonde amitié s’est créée. J’y ai participé plusieurs fois mais j’aimais beaucoup être en cuisine avec une grande partie des femmes. Une énergie dynamique et féminine se dégageait de ces cuisines immenses et très agréables. J’y ai appris de nombreuses recettes et j’ai pu admirer l’ingéniosité et l’esprit créatif de ces femmes qui faisaient des plats différents tous les jours, avec le sourire et beaucoup d’amour. C’était des moments super où pas une tâche ne se ressemblait et où il y avait toujours quelque chose à faire. Je me suis moi aussi liée d’amitié avec nombreuses d’entre elles.

Nous étions un grand groupe de volontaires: il y avait donc les deux Taïwanaises (dont je n’ai pas retenu le nom très complexe pour les européens), Thomas: Autrichien, Rafael: Équatorien, Aaron: Israélien, Chabane: Algérien, Yasmine: Allemande, Macha et son fils Luis: Russe et Russe/Anglais, Alberto et Samuel: Italiens, Alek: Polonais, Antonio: Espagnol et nous: Français! ça faisait du monde mais créait une bonne dynamique!

Après le travail du matin, nous nous retrouvions pour le déjeuner à 13h, toujours un délice. Et ensuite nous repartions au travail jusqu’à 16h45 quand Fineas faisait sonner la grande corne dans laquelle il soufflait pour rythmer la journée. A 18h, nous nous retrouvions une nouvelle fois dans la grande salle pour célébrer en chantant et en dansant. C’était un moment génial, j’ai adoré apprendre les pas de leurs danses et nous avons tous bien participé à ces moments de joie et d’union! Ensuite chacun pouvait prendre la parole et une nouvelle fois on réfléchissait ensemble à différentes choses souvent en ayant comme support la bible ou l’enseignement du Yom kippour. Puis nous dînions tous ensemble.

Le vendredi soir une célébration particulière était donnée pour l’entrée dans le Shabat, le jour de repos. Le jeudi et le vendredi étaient donc très intenses au niveau du travail car il fallait d’une part préparer la célébration du vendredi soir et d’autre part, prendre de l’avance sur le travail qui n’allait pas être fait le samedi, notamment les repas. Une vrai effervescence régnait sur les lieux. En plus étaient attendus des invités venus du coin, des familles des membres de la communauté en visite et les membres de la communauté de San Sebastian. Cette célébration du vendredi fut pour nous une découverte et nous avons beaucoup apprécié ce moment. Nous avons beaucoup dansé, avant, après manger, beaucoup de musique, beaucoup de joie, beaucoup de bonnes choses, avec en plus les remerciements à Dieu pour toutes les choses merveilleuses apportées! Le lendemain le lever a été plus tardif le matin chacun parlait de ce qu’il avait appris durant la semaine et sur quoi il avait réfléchi, puis nous avons passé la matinée ensemble à nous distraire, notamment autour de jeux, volley et autres activités ludiques. L’après midi est plutôt consacrée au repos et à la méditation. Et le soir on se retrouve pour manger ensemble!

Les enfants ont l’école sur place et apprennent de nombreuses choses: la géographie, l’espagnol, les mathématiques, etc. comme tous les autres enfants mais ont aussi des cours de pratique, notamment pour l’apprentissage dans la nature, le jardinage et de nombreuses autres choses. Ils sont vraiment supers ces enfants, nous n’en avons pas vu un faire des caprices, ils partagent tout sans rechigner, ils savent faire plein de choses, ils ont le sourire et ont vraiment l’air heureux.

On est parti le cœur lourd, mais l’esprit léger de savoir qu’il existe quelque part un lieu comme celui là. ça peut faire peur à certains et ils sont souvent jugés, mais ce qu’on a vécu est incomparable. On ne pensait pas qu’un endroit comme ça existait. Il a été fondé par des gens qui voulaient un autre monde, créer autre chose, essayer de lutter contre l’individualisme et toutes les choses que ce monde fou provoque en nous. Beaucoup des membres sont des gens qui avaient beaucoup d’idéaux et ont essayé de nombreuses choses avant d’arriver là. Ici ils ont trouvé la paix et un mode de vie où on oublie nos préoccupations personnelles pour vivre pour l’ensemble, le collectif. Ce sont des valeurs difficiles à accepter dans un monde où règne la dictature de l’individu. Il ne s’agit pas d’une église, ni d’une religion, ni d’une philosophie comme ils le disent souvent aux nouveaux arrivants mais de personnes qui ont vu une lumière qui brillait là et qui continue de briller après presque 30 ans. Ils ne sont ni juifs, ni chrétiens, ni protestants, ils suivent seulement l’enseignement de Yashua. Enseignement qui prône la tolérance, le pardon, l’amour inconditionnel et l´humilité. Les personnes obtues ne comprendront peut-être pas. En tout cas, ils accueillent toujours tout le monde les bras ouverts. Vous pouvez y passer autant de temps que vous voudrez si vous êtes dans le respect de leur mode de vie et de leur personne. Il y a une communauté en France dans le Béarn et dans de nombreux pays à travers le monde. Nous vous invitons à ne pas tenir compte de ce que les gens peuvent en dire. Ni de ce qu’on peut lire dans les journaux, les informations sont trafiquées comme tout le monde le sait, les médias prennent des petits bouts de discours, de vidéos et ils en font ce qu’ils veulent.

Dans la communauté en Allemagne 200 policiers sont arrivés un beau matin et ont pris tous les enfants. Ils sont maintenant placés dans des familles et ne peuvent voir leurs parents qu’une heure par semaine sous surveillance. Tout ça a commencé parce que le gouvernement Allemand refuse que les personnes fassent l’école chez eux. Les membres de la communauté ont passé une licence pour avoir le droit d’enseigner donc c’est passé pendant quelques année jusqu’au jour où un espion est venu et a placé des caméras partout. Ils ont fait une compil en montant les images comme ils voulaient (on fait dire ce qu’on veut aux images) et le juge a dit que les enfants étaient maltraités. Dans quelle famille les parents ne grondent ou ne punissent pas leurs enfants quand ils font des bêtises? ça s’appelle la discipline… On pourrait faire des vidéos terrifiantes dans toutes les écoles dans lesquelles j’ai bossé avec un bon montage!! Maintenant ils se battent pour que leur petits reviennent mais continuent leur vie avec une grande force et un grand courage. Enfin bref, faites-vous une idée par vous-mêmes et ne vous fiez pas à la peur des autres et si vous le souhaitez vous pouvez aller à leur rencontre l’esprit tranquille!!

Ce fut aussi un super séjour pour Fernandel qui a trouvé l’amour dans la communauté: une ânesse du nom de Nina, presque à sa taille. Partir de la communauté a été une vraie déchirure pour lui et il nous l’a fait payer toute la journée. Il a même essayer de nous mordre!! A la pause repas, il a cassé la branche à laquelle il était accroché pour partir en courant la retrouver. Il nous  a bien fait courir nous aussi!!

Mais nous savons déjà que nous reviendrons. Les liens sont désormais établis! Et si la Nina est pleine nous nous ferons une joie d’aller rendre visite au petit de notre âne!!

Nous sommes ravis de cet itinéraire d’un autre soin. Nous avons vu comment vivre dans une  communauté telle que celle-là, comment elle prodigue le soin à différents niveaux. Au niveau physique par l’hygiène de vie, sentimentale par le véritable lien social et le rôle que trouve chacun et spirituel par la pratique quotidienne de l’amour par la célébration et la joie ainsi que le questionnement profond des membres lors des deux cérémonies quotidiennes.  De plus il est clair pour nous maintenant que c’est une réponse à la problématique planétaire véhiculée par l’individualisme, cette voie qui semblait sans issue possède maintenant une porte de sortie, un exemple de vie en communauté qui fonctionne dans la paix.

2 thoughts on “Etape 5: Anhaux-Irùn (communauté)”

  1. Nous espérons qu’Adeline se rétablisse vite et que Gladisse cicatrise au mieux et qu’elle puisse se nourrir correctement malgré la plaie.
    On pense à vous souvent, vous construisez une belle aventure.

    On vous embrasse

    Diane et Jean-Claude

  2. Bonjour les amis, comment allez vous ? Bien j’espère.
    Nous avons été enchantés de faire votre connaissance, Patrice est déjà au travail sur la caméra que nous vous renverrons dès qu’elle sera en état de fonctionner.
    Comment se comporte les animaux ? Gladisse est elle complétement rétablie ? Fernandel et Bayat sont ils toujours aussi sympa ?
    Où en êtes vous de vos péripéties ?
    Nous sommes rentrés en région parisienne et nous sommes déjà repris par le fil de la vie .
    Bisous et caresses à partager entre vous 5

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