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Etape 6: Irùn-Cantabrie (aventures)

Nous sommes le 3 septembre et nous sommes encore sur la côte atlantique del Paìs Vasco! Nous avons pu nous baigner sur la plage de Zarautz et celle de Zumaïa où nous sommes actuellement dans un cybercafé. Il fait un temps magnifique. Nous avons laissé les animaux sur les hauteurs, c’est la pause repos pour tout le monde, et nous en avons profité pour continuer d’écrire nos péripéties, mettre à jour la carte, les photos, etc… J’ai mis tellement de temps à raconter notre expérience dans la communauté que je n’ai plus beaucoup de temps pour raconter la suite. Nous prendrons le temps de le faire une prochaine fois, dans une prochaine ville! En tout cas tout le monde se porte bien, on n’a pas de problème sur la route ni avec les animaux. L’été fait maintenant son apparition et comme nous longeons la côte ça tombe plutôt bien!! Des communautés nous attendent dans les Asturies et c’est donc là notre prochain point de chute! l’itinéraire d’un autre soin se poursuit donc, mieux que jamais!!

Le 5 octobre

On a fêté nos 4 mois d’aventure il y a quelques jours et nos 900 km parcourus! Nos animaux sont super forts!! Nous avons donc traversé le Pays Basque que nous avons quitté il y a environ 3 semaines. Notre séjour s’est très bien passé et le relief a fait que nous y avons passé beaucoup de temps. Après le dernier récit fait à Zumaïa nous avons encore longé la côte, nous avons passé de superbes paysages. Un jour nous avons été un peu trop audacieux et avons voulu prendre le sentier qui longe la côte plutôt que l’autre chemin plus dans les terres mais aussi plus facile. On a fait à peu près 3km en 3 heures peut-être même plus. Le chariot s’est retourné environ 5 ou 6 fois, avec le poids il entrainé Arthur avec lui qui du coup se retournait aussi… Fernandel était insupportable depuis le matin, n’écoutait rien, faisait demi tour à chaque arrêt. Pleine crise d’ado pour notre âne qui a eu sa première expérience matrimoniale et qui veut nous montrer qu’il ne nous a toujours pas pardonné de l’avoir séparé de Nina! Cette journée a été très dure surtout que nous n’avions plus d’eau et qu’il faisait très chaud. Je me suis alors souvenue du conseil d’un de mes profs à l’école des plantes qui nous a dit que la résine de pin coupe la soif et génère de la salive, nous avions plein de pins autour de nous alors c’est ce que nous avons fait. A un endroit, il n’y avait plus de pont et à d’autres le chariot ne passait pas. Arthur a même dû monter à 4 pattes sur une côte beaucoup trop pentue. Presque en rampant!! Avec le recul c’est drôle mais sur le moment c’était assez difficile. Mais le paysage était magnifique et c’est nous qui avions choisi de prendre ce chemin en sachant qu’il était dur… On s’est alors dit « plus jamais! » Les animaux avaient eux aussi très soif et étaient fatigués, Bayat compatissait avec Arthur et ne le quittait pas d’une semelle surtout quand il tombait. Bref, sacrée journée. Nous sommes finalement sortis de ce chemin pas du tout fait pour nous et nous sommes tombés sur un camping ( car nous étions entourés d’habitations, pas de champs en vue pour dormir) qui a bien voulu de nous et nous avons fait une journée entière de pause et rencontré des jeunes très sympas!

Nous avons ensuite traversé de petites villes comme Markina Xeimen (un peu plus dans les terres). Ville juste avant laquelle notre chariot nous a encore une fois lâché… Cette fois nous avons remis les sacoches sur Fernandel qui les porte sans aucun problème! A Markina, on a rencontré des Basques (bien sûr) qui nous ont beaucoup aidés pour les réparations, nous ont amenés à droite et à gauche, ont passé des coups de fil… On a bien apprécié l’ambiance et la sympathie des habitants qu’on a rencontrés. On a réussi à réparer le chariot qui maintenant ne ressemble plus du tout à l’original! Ensuite nous sommes passés par Gernika où nous attendions un colis, du coup nous y avons fait une longue pause de 3 jours pendant lesquels nous avons pris le temps de connaître la ville et certains lieux comme un repère de militants Basques où nous étions très souvent (ce bar est menacé de fermeture parce qu’ils se revendiquent un peu sécessionnistes mais surtout militent pour le retour des prisonniers ou exilés  basques chez eux). Nous avons aussi fait la fête et rencontré pas mal de monde là-bas. Pendant ces quelques jours nous avions trouvé un endroit dans un petit bois à côté d’un ruisseau (on pouvait donc se laver)  et où Fernandel nous a fait une petite dépression: il n’arrêtait pas de nous appeler et il ne voulait pas manger… Mais il a retrouvé son énergie quand on a repris la route. Il a monté la côte en totale liberté et sans problème! Par contre, à ce moment là c’est Bayat qui s’est échappé et qui est revenu quelques heures plus tard complètement épuisé et boiteux… Super…

On a ensuite pris une énorme pluie et le lendemain nous n’étions plus très loin de Bilbao, ville qu’on redoutait de traverser… Dans le bled d’avant Bilbao, des gens nous ont conseillé d’aller à l’auberge pour pèlerins qui est gratuite à cet endroit. L’hôtesse nous a très bien reçus, c’est Maria une dame avec une énergie extra et avec beaucoup d’humour. Elle nous a dit que c’était une première pour elle, notre équipe l’a bien fait rire. Elle a donc accepté que l’on dorme là et nous avons pu mettre les animaux dans la petite cour où il y avait un peu d’herbe. On pensait que ça serait peut-être beaucoup plus facile pour nous si nous pouvions aussi aller en auberge à Bilbao, car dans une grande ville, trouver un endroit où dormir avec nos animaux n’est vraiment pas chose facile! Avant d’arriver à Bilbao nous avons donc appelé l’auberge pour savoir si c’était possible. Un monsieur m’a répondu que oui car il y a de l’herbe et des arbres autour de l’auberge et qu’on pourrait les y attacher. Ok super. On traverse la ville en faisant tout le tour par el rio. Je découvre cette ville que je ne connaissais pas. Beaucoup d’architecture. Les animaux ont eu beaucoup de mal car il faisait chaud et qu’il n’y avait pas beaucoup d’herbe à manger dans la ville. Bayat commençait à boiter de plus en plus et Gladisse s’allongeait dès qu’elle pouvait. Ça a été aussi une des journée les plus dures. Enfin arrivés sur les hauteurs à l’autre bout de la ville nous avons trouvé l’auberge qui se trouve dans le quartier gitan. Les familles étaient ravies de nous voir passer devant chez eux avec les animaux! Quand nous sommes entrés dans la cour de l’auberge je suis allée à la rencontre de l’hôtesse qui avait l’air moins sympathique que Maria et nous a dit que ce n’était pas possible. Elle nous a sorti une quantité incroyable d’excuses pour nous dire en gros qu’elle ne nous voulait pas, même si les cantonniers nous avaient affirmé qu’il n’y avait pas de problème à ce qu’on laisse les animaux aux arbres à l’extérieur… Bref, je lui avais dit que j’avais appelé en début de journée, que le monsieur m’avait dit « no hay problema ». Mais elle ne voulait rien savoir, j’avais dû composer un mauvais numéro. Nous sommes partis plus loin pour trouver un endroit et nous avons croisé une autre hôtesse de l’auberge, Alicia, qui a fait des pieds et des mains pour que l’on ait un endroit où dormir, elle a même appelé la police! On en avait un peu marre d’aller à droite et à gauche surtout avec les animaux qui n’en pouvaient plus de leur journée (nous n’en pouvions plus non plus) mais reconnaissants des efforts que faisait Alicia pour nous. On a fini par trouver une endroit caché, plat et avec un peu d’herbe… Quelques minutes plus tard, Alicia revient pour nous dire qu’un voisin de l’auberge a dit que ça ne dérangeait pas que l’on mette les animaux derrière chez lui, donc nous pourrions dormir à l’auberge… C’est donc reparti pour l’auberge, les animaux ont donc été mis là où à notre arrivée le cantonnier nous avait déjà dit de les mettre… retour à la case départ mais contents d’être enfin arrivés! La première hôtesse avec qui nous avions traité, avait l’air assez mécontente que finalement on soit là mais comme on a été sympas elle a fini par se détendre! Et nous aussi! On a en plus revu le groupe de pèlerins avec qui nous avions sympathisé la veille (des Espagnols et des Américains). On s’est donc un peu immergé dans le monde du pèlerinage et dormir dans de vrais lits nous a vraiment fait beaucoup de bien!

Nous sommes ensuite repartis de l’auberge et de Bilbao en nous’accordant une petite pause sur les hauteurs cachées dans un bois. Mais après Bilbao, la ville a continué un petit moment suivie par les zones industrielles… nous avons fait plus de 20 km le jour suivant en longeant une autoroute… Ce jour là, sur une aire de repos où nous faisions une pause nous avons fait la connaissance d’une famille de Roumains (des Roms) qui sont rapidement venus nous voir et voir les animaux surtout. Ils ont été étonnés par notre aventure, certains n’ont pas très bien compris pourquoi nous faisions ça. Les enfants se sont bien amusés avec les animaux. Ils faisaient un gros barbecue et nous ont invités à manger avec eux. Ça aurait été un grand plaisir mais nous devions partir vite car le temps se gâtait et nous devions trouver un lieu pour dormir. Ils nous ont donc rempli les bras de boissons, de pains, de choses à manger. Nous ne mangeons pas de viande mais là je n’ai pas pu refuser et j’ai mangé une cuisse de poulet grillé avec plaisir avec eux. Plus on leur disait merci, plus ils nous en donnaient. J’ai pris beaucoup de femmes de la famille dans mes bras et encore mille merci. Ils écoutaient de la super musique en plus :musique tzigane des pays de l’Est. Nous aurions bien aimé rester plus longtemps avec eux mais nous étions fatigués et devions vite trouver un endroit où dormir (ils nous ont dit que sur l’aire de repos il y avait souvent la police qui venait et mettait des contraventions). Au moment de partir (pour de bon) une femme du groupe est venue en courant et nous a donné un billet de 10 euros… Là j’ai dit « non, là on ne peut vraiment pas accepter, on a ce qu’il faut », on nous a répondu « vous venez de loin » on a répondu « mais vous aussi! » « oui mais nous, nous sommes là depuis longtemps, prenez ça! » j’ai encore une fois refusé et elle a mis le billet dans une poche d’Arthur: pas le choix! C’est eux qui nous ont le plus gâté depuis le début de notre voyage, c’était incroyable et ça nous a beaucoup touché! C’était tellement intense que nous n’avons même pas pensé à prendre des photos, mais leurs visages resteront dans notre esprit et leur générosité dans nos coeurs! Nous avons ensuite trouvé un endroit où dormir (avec l’autoroute à côté) et nous nous sommes enfin posés dans la nuit tombante!

Nous avons par la suite bien avancé et nous avons quitté le Pays Basque (que nous avons remercié pour son accueil et pour toutes les aventures qu’il nous a réservées).  Nous sommes arrivés en Cantabrie!!! Nous avions un rythme d’environ 20km par jour beaucoup plus qu’au début où nous dépassions rarement les 12km/jour. Nous avons rencontré aussi des personnes supers, et des personnes moins supers, mais toujours assez bien reçus dans les lieux que nous parcourions. Nous avons dormi à différent endroit dans des prés la plupart du temps, dans les jardins de maisons abandonnées. Les nuits commençaient à se rafraichir et nous avons acheté des petits manteaux pour Gladisse et Bayat qui dorment au chaud maintenant! Nous sommes passé par Laredo et nous sommes rapprochés de Santander qu’on redoutait aussi un peu. Nous avons fait une pause juste avant, à Somo où les pèlerins sont censés prendre le bateau pour passer à Santander (ce qui n’est pas possible pour nous bien sûr même avec un super Fernandel). A Somo, Arthur a trouvé un endroit parfait pour dormir: juste à côté de la plage, cachés dans la forêt d’eucalyptus, nous avons passé 2 nuits et une journée entière! c’était magique! Nous étions dans un endroit oùles plages étaient en grande partie réservées aux surfeurs. Une grande population de surfeurs se trouvaient donc là… Nous avons fait la fête avec eux le vendredi soir dans un endroit trouvé par hasard où nous nous sommes rendus guidés par le son de la musique. Un bar en extérieur tenu par deux jeunes qui nous ont offert des coups à boire (et comme nous ne buvons quasiment plus, ça a bien marché sur nous!) et nous avons fait la fête et dansé comme des fous une partie de la nuit… Ça fait du bien de danser!!

Le lendemain a été dur dur car nous sommes partis tôt, nous avons contourné Santander et nous avons rencontré un homme assez incroyable: José. Il a voyagé pendant 3 ans avec ses chevaux en Amérique du sud et nous a accompagnés jusqu’à l’auberge de la petite ville. Il nous a offert à boire et a appelé l’aubergiste qui ne répondait pas. Il a donc négocié avec la police pour que nous puissions dormir à côté du parc pour enfant. Puis il nous a promis de revenir avec une bonne tortilla préparée par sa femme Maïté. Un monsieur est ensuite venu vers nous et nous a demandé si nous attendions pour l’auberge… L’hôte de l’auberge s’est présenté et nous a fait entrer, nous a tout expliqué et est reparti chez lui en nous laissant les clés! C’est la première fois que nous étions tout seuls dans l’auberge! José est revenu avec sa femme et la délicieuse tortilla. Il nous a appris qu’Avoy, l’hôte de l’auberge avait fait 35km pour nous ouvrir et 35km pour repartir! Ça c’est de l’accueil! Nous avons donc très bien mangé et très bien dormi ce jour là et en plus nous avons rencontré encore une fois des gens incroyables! José est revenu le lendemain matin nous apporter les croissants et quelques conseils pour la route! on le remercie donc beaucoup ainsi que sa femme et Avoy pour leur gentillesse et leur aide!! Nous avons ensuite continué a bien avancer

 

 

4 thoughts on “Etape 6: Irùn-Cantabrie (aventures)”

  1. Nous avons eu vent de votre projet, cet été à Albi, chez Madame Laval en présence de votre soeur. Que les gens vous soient cléments et les cieux accueillants pour mener une si belle aventure.

  2. Lire votre formidable aventure en écoutant Low Roar, c’est juste parfait. Merci de partager y espero que todo siga bien chicos, un beso para todos. Pauline

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